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gler, l'Ane prit la fuite. Le Renard arrive à lui et lui dit : Pourquoi t'enfuis-tu ainsi? Il m'a fait mal au cou en m'embrassant, répondit l'Ane. C'est la violence de son amitié, repartit le Renard; mais si tu l'embrasses, tu seras bien content. L'Ane retourna donc pour embrasser le Lion; celui-ci le saisit alors par la gorge, et le tua; puis il s'en alla reposer. Le Renard tira ensuite le cœur et les oreilles de l'Ane, et les mangea en disant : Le remède sera meilleur pour moi que pour le Lion. Il alla après vers le médecin et le Lion, et il leur dit : C'est vraiment une grande merveille, cet Ane n'a ni cœur ni oreilles. Ceux-ci vinrent et ils trouvèrent effectivement qu'il n'en avait pas; ils en furent très-étonnés. Ne soyez plus surpris, dit alors le Renard; s'il avait eu un cœur et des oreilles, quand il a entendu votre rugissement et qu'il s'est sauvé de vos bras, il ne serait pas revenu une seconde fois pour tomber sous votre griffe et mourir. Ce dis- cours le justifia. Cette fable montre que, de même, nous sommes tous sans jugement et insensés, quand nous nous livrons volontairement à Satan, qui nous fait périr. Nous nous sauvons par la confession, et de nouveau nous péchons; alors nous n'avons plus
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